La méthode Dealmaker structure la négociation commerciale en 3 mouvements

La méthode Dealmaker structure la négociation commerciale en 3 mouvements

La méthode Dealmaker® propose un cadre pour éviter deux dérives coûteuses en négociation commerciale : l’improvisation et la concession accordée sous pression. Elle repose sur une séquence concrète qui aide le vendeur, le manager ou l’acheteur à préparer ses marges de manœuvre, à conduire l’échange et à formaliser un accord défendable. Son efficacité dépend moins du charisme que de la régularité avec laquelle les outils sont utilisés.

Ce que recouvre réellement la méthode Dealmaker®

Dealmaker® est une méthode de négociation structurée autour d’un cycle présenté comme « deux temps, trois mouvements ». Dans la pratique, elle organise le travail en trois phases : se préparer, manager la rencontre et parvenir à un accord. Le premier temps se déroule avant l’entretien. Le second réunit la conduite de l’échange et la construction du deal.

Quiz Méthode Dealmaker®

Question 1 sur 6

Cette logique répond à une réalité simple : une négociation ne se joue pas uniquement au moment de répondre à une objection. Elle commence avec la connaissance du dossier, la hiérarchie des objectifs, l’anticipation des demandes de l’autre partie et la définition des limites à ne pas franchir. Pendant le rendez-vous, la méthode remplace la réaction instinctive par des repères concrets : questions préparées, écoute, contrôle des sujets traités et échanges conditionnés.

Un système d’arbitrage plutôt qu’un script de vente

La méthode ne consiste pas à réciter des phrases toutes faites. Elle fournit une manière d’arbitrer : que puis-je accorder, à quel coût et contre quelle contrepartie ? Elle peut s’utiliser dans une vente complexe, une renégociation tarifaire, un appel d’offres, mais aussi dans des négociations internes ou sociales. Les paramètres changent selon le secteur, tandis que la discipline de décision reste la même.

Les 3 mouvements qui structurent une négociation commerciale

1. Préparer la zone de négociation

La préparation commence par la fixation d’objectifs à trois niveaux : or pour le résultat idéal, argent pour le résultat satisfaisant et bronze pour le seuil acceptable. Cette gradation évite de confondre ambition et minimum viable lorsque la discussion devient tendue. Elle oblige aussi à identifier les composantes du deal : prix, délai, volume, périmètre, qualité de service, conditions de paiement, exclusivité ou engagement de durée.

Infographie de la méthode négociation commerciale Dealmaker System efficacité en trois étapes
Infographie de la méthode négociation commerciale Dealmaker System efficacité en trois étapes

La MESORE, ou Meilleure Solution de Repli, complète ce travail. Il s’agit de la solution disponible si aucun accord n’est trouvé. La connaître permet de négocier sans se placer artificiellement en situation de dépendance. Il faut aussi estimer le rapport de force, les intérêts de l’autre partie et son probable point de rupture, sans transformer des hypothèses en certitudes.

  • Définir ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas ;
  • Valoriser chaque composante plutôt que de réduire la discussion au prix ;
  • Préparer les questions qui révéleront les priorités du client ;
  • Prévoir des options d’échange avant d’entrer en réunion.

2. Manager la rencontre sans perdre le fil

Une fois l’entretien commencé, l’enjeu consiste à faire circuler l’information sans dévoiler trop vite la sienne. La technique de l’entonnoir part de questions ouvertes, puis précise les critères, les contraintes, le processus de décision et les échéances. L’écoute et la reformulation permettent de vérifier que la discussion porte sur le véritable sujet, et non sur une position initiale.

Un outil de contrôle, sous la forme d’une grille de suivi, aide à garder une vision précise de l’échange. Notez au fil de la discussion chaque demande, sa valeur, la réponse apportée, la contrepartie attendue et le point restant à valider. Cette traçabilité limite les promesses vagues, facilite les pauses de recalage et rend visible l’équilibre global du futur accord. Elle permet aussi de revenir sur une demande sans oublier ce qui avait été obtenu en échange.

3. Construire, ajuster et boucler le deal

La dernière phase ne consiste pas à « céder un peu pour finir ». Elle vise à construire une offre lisible, à réduire les écarts et à ajuster les échanges. Une concession utile est explicite, limitée et conditionnelle : « Si vous vous engagez sur ce volume, nous pouvons revoir ce délai. » Sans contrepartie, elle devient une référence pour la demande suivante et fragilise la position commerciale.

Avant de conclure, les deux parties doivent vérifier les éléments concrets : périmètre, montant, calendrier, responsabilités et conditions particulières. La formalisation du deal évite qu’un accord oral et imprécis ne déclenche une nouvelle négociation au moment de l’exécution. Elle donne également à chacun une base claire pour suivre les engagements pris.

Quelle efficacité attendre de la méthode Dealmaker ?

Il n’existe pas de résultat universel permettant d’affirmer qu’une méthode produit mécaniquement un taux de conversion ou une marge donnée. L’efficacité de Dealmaker® se mesure donc d’abord à partir de comportements observables : objectifs mieux tenus, concessions davantage échangées, objections traitées avec plus de calme et accords plus précisément formalisés.

Son principal atout est de rendre la négociation reproductible. Un commercial expérimenté peut s’appuyer sur son intuition, mais une équipe entière a besoin d’un langage commun pour préparer les dossiers, partager les informations et débriefer les rendez-vous. La méthode facilite cet alignement, notamment lorsque plusieurs interlocuteurs participent à la décision ou qu’un dossier doit être repris par une autre personne.

Critère Approche improvisée Approche structurée Dealmaker®
Objectif Souvent général ou fixé pendant l’échange Hiérarchisé en or, argent et bronze
Concessions Réponse à la pression ou à l’urgence Échange conditionné par une contrepartie
Objections Répliques défensives Questions pour comprendre l’enjeu réel
Conclusion Accord parfois ambigu Validation et formalisation des engagements

Dealmaker® face aux méthodes classiques de négociation

Les méthodes de négociation raisonnée mettent volontiers l’accent sur les intérêts respectifs, les options et les critères objectifs. Les approches de vente consultative structurent davantage la découverte des besoins. Dealmaker® se distingue surtout par son articulation opérationnelle entre préparation chiffrée, pilotage de l’entretien et mécanique de l’échange.

Elle ne s’oppose pas nécessairement à ces approches. Une équipe peut employer des questions de découverte issues de la vente consultative tout en utilisant le triptyque or, argent, bronze et la MESORE pour encadrer sa négociation. Le point de vigilance consiste à éviter l’empilement d’outils. Une grille mal maîtrisée peut alourdir l’entretien au lieu de le clarifier, surtout si le négociateur passe plus de temps à la remplir qu’à écouter son interlocuteur.

Appliquer la méthode et choisir un format de formation pertinent

Il est possible d’adopter les fondamentaux sans formation en commençant par un rituel simple avant chaque rendez-vous important : objectifs à trois niveaux, liste des composantes négociables, MESORE, questions prioritaires et concessions conditionnelles envisageables. Après l’échange, un débrief rapide permet d’identifier ce qui a été obtenu, donné ou laissé en suspens. Cette répétition aide à installer une pratique commune sans transformer la négociation en procédure rigide.

Une formation devient particulièrement pertinente lorsque les négociations sont complexes, que les commerciaux doivent défendre leur prix ou que les pratiques diffèrent fortement d’une personne à l’autre. Le séminaire Dealmaker® s’appuie notamment sur des mises en situation filmées avec un système vidéo en circuit fermé, des notes synthétiques et mnémotechniques, un pré-questionnaire d’auto-évaluation, ainsi qu’un suivi par hot-line pendant 3 mois et un box-office pour les retours individuels.

Ces moyens permettent de travailler les situations rencontrées par les participants, puis de revenir sur les comportements observés. Les cas pratiques simplifiés issus de situations réelles peuvent aider à relier les principes à des échanges commerciaux concrets. Le suivi après le séminaire donne aussi un cadre pour poser des questions et obtenir un retour individuel pendant la mise en application.

Pour évaluer le retour sur investissement, mieux vaut ne pas se limiter au tarif de la formation. Comparez-le au coût des rabais récurrents, des contrats mal cadrés, des marges non défendues et du temps consacré à renégocier des engagements imprécis. La bonne question est moins « quelle méthode promet le plus ? » que « quelle discipline notre équipe appliquera réellement lors de la prochaine négociation décisive ? »

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